D.C. NEWS – Vérité et Justice pour le Congo


RD Congo: Soupçon de trafic d’uranium

Posted in POLITIQUE by dc on the March 1st, 2010

RD Congo: Soupçon de trafic d’uranium

 
 
Un échantillon d’uranium brut

Dans le cadre de son émission hebdomadaire “Questions à la Une”, la télévision publique belge francophone (RTBF.be) a diffusé, mercredi 17 février, une enquête sur un probable “trafic d’uranium” en RD Congo à partir de la mine de Shinkolobwe, au Katanga. Les faits rapportés dans ce documentaire ont semblé “émouvoir” une certaine opinion. Et pourtant. Il n’y a rien de bien nouveau. Le magazine bruxellois “Trends tendances” avait publié, en 2006, un éloquent article à ce sujet sous la plume du journaliste flamand Erik Bruyland. Congoindependant avait relayé ce “papier” dans une enquête, mise en ligne le 26 juillet 2009, intitulée “L’uranium au centre du bras de fer ANR/Asadho”. La diffusion de ce sujet par la RTBF est néanmoins surprenante au point de vue de l’opportunité. Et ce, au moment où un certain monde politique belge – francophone en particulier – déploie des talents d’ingéniosité pour sceller la réconciliation avec le Congo de Joseph Kabila. Le conseil d’administration de la RTBF est “dosé” selon la majorité au pouvoir en Wallonie et à Bruxelles. Cet organe n’a pas manqué de donner un “avis” sur ce reportage qui ressemble bien à un brûlot…

Ci-après le texte intégral de cet article:

L’uranium au centre du bras de fer ANR/Asadho-Katanga

Accusé de propagation de «fausses rumeurs» par l’Agence nationale de renseignements (ANR), Golden Misabiko, président de l’Asadho/Katanga aurait été transféré au Parquet de Lubumbashi après avoir passé près de 48 heures dans un cachot de cet organisme public dont les agissements n’ont rien à envier à ceux d’une police politique. Joint au téléphone par le secrétaire général de la FIDH (Fédération internationales des ligues des Droits de l’Homme), Paul Nsapu Mukulu, l’administrateur principal de l’ANR en charge de la Sécurité intérieure (DSI), Kalev Mutond, a laissé entendre que le président de l’Asadho/Katanga aurait déclaré que la RD Congo aurait vendu de l’uranium aux régimes iranien et nord-coréen.

«Faux rapport»

Dans un communiqué publié samedi 25 juillet, plusieurs associations de défense des droits humains basées au Katanga dénonçaient «la campagne de dénigrement, d’intimidation, d’arrestation arbitraire et de détention illégale contre les responsables de l’Asadho/Katanga». Selon ces groupements, le ministre provincial de l’Intérieur, Dikanga Kazadi et l’Agence nationale de renseignements (ANR) seraient au centre de cette campagne. En cause, le rapport publié le 13 juillet 2009 par cette section provinciale de l’Asadho intitulé : ‘’Mine uranifère de Shinkolobwe : de l’exploitation illicite artisanale à l’accord entre la RD Congo et le groupe nucléaire français AREVA’’. «Il s’agit d’une matière sensible. Le président de l’Asadho/Katanga va être poursuivi pour propagation de fausses rumeurs.» C’est Kalev Mutond qui parle. Quelles sont ces rumeurs ? Selon Paul Nsapu, l’administrateur principal Kalev Mutond lui a dit qu’il est reproché à «Golden» d’avoir déclaré que la RD Congo aurait vendu de l’uranium à l’Iran ainsi qu’à la Corée du Nord. Il lui est reproché également de n’avoir pas donné suite à plusieurs convocations de l’ANR.

Rappelons que dans ce rapport – qualifié d’ailleurs de «faux» par le gouvernement de la province du Katanga -, l’Asadho locale dénonce essentiellement deux choses. Primo : la poursuite, par des creuseurs clandestins, de l’exploitation artisanale de la mine uranifère de Shinkolobwe alors que celle-ci est officiellement fermée par un décret présidentiel de 2004. L’association relève dans la foulée les conséquences au plan sanitaire du fait de la forte teneur radioactive. Et de pointer un doigt accusateur en direction notamment «des éléments de l’armée, des renseignements militaires ou T2, de la Police des Mines et Hydrocarbures, du chef traditionnel de cette contrée lesquels auraient laisser faire. Non sans un certain intérêt. Secundo : l’association a exigé la publication du contrat d’exclusivité d’exploration et d’exploitation de l’uranium congolais signé en mars 2009 entre la RD Congo et le groupe nucléaire français AREVA. Histoire de ne pas retomber dans un nouveau cas de «contrat léonin» que le pays «déplore» aujourd’hui.

Transaction avec l’Iran et la Corée du Nord?
 
La RD Congo aurait-elle vendu de l’uranium au régime iranien? Voilà une question soulevée en 2006 par certains médias occidentaux sans susciter la moindre réaction de la part du monde occidental qui traquait Al Qaeda et les armes de destruction massive. Dans son édition datée 17 août 2006, l’hebdomadaire belge «Trends tendances» titre : «Le Congo livre-t-il de l’uranium à Téhéran ?» Citant son confrère britannique «Sunday Times» – lequel se référait à des documents des services tanzaniens de douanes -, mais aussi des sources congolaises et divers documents, le magazine belge fait état de «douze livraisons». « Selon ces mêmes documents, peut-on lire, un dénommé John Kahozi, qui serait un homme de confiance du président congolais, voyagerait entre Téhéran, Dubaï et Harare afin de régler le volet financier de la transaction via les banques iraniennes Melly Bank, Refah Kargavan et Bank Mellat.»

A en croire cette publication belge, «les montants sont passés par des comptes de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila au nom de John Kahozi à la Dubaï Islamic Bank.» Citant des éléments procédant de ses propres investigations, «Trends» de préciser que John Kahozi a séjourné le 21 novembre 2005 à l’hôtel Overview à Dubaï et du 2 au 6 décembre à l’hôtel Azadi à Téhéran après avoir accompagné un chargement via la Zambie. «A Téhéran, John Kahozi a été rejoint par l’Indien Praven Kundou, une connaissance de Katumba Mwanke, le conseiller spécial du président Joseph Kabila. (…).»

Il semble bien que les autorités diplomatiques belges étaient en possession de ce dossier. «La communauté internationale ne voulait en aucun cas mettre en péril la fragile stabilité en RD Congo», commentait à l’époque un diplomate européen. Interrogé par certains médias belges à l’époque, Karel De Gucht, alors ministre des Affaires étrangères, a reconnu avoir reçu un rapport de la Sûreté belge après l’article de «Sunday Times» : «(…), J’ai demandé une enquête complémentaire, mais dans ce second rapport de la Sûreté, datant de janvier 2006, on peut lire qu’il n’y a pas d’indications concrètes.» Pas d’indications concrètes ?

Les Frères Hammoud

Il s’est passé, depuis 2002 à ce jour, des faits troublants rapportés notamment par des agences de presse, spécialement l’AFP. Un petit florilège. Un camion transportant 30 tonnes des minerais radioactifs, près de Kolwezi, a été saisi le 4 avril 2005 par des autorités locales. Le camion, appartenait à la compagnie chinoise Hua-Shin Mining. Le chargement présentant un degré “anormalement élevé” de radioactivité a été saisi et stocké dans un dépôt minier de Kolwezi. Fin octobre de cette même année, 19 tonnes de minerais hautement radioactifs ont été saisies près de Likasi. «Mais début novembre, les convoyeurs de ces minerais qui devaient être conduits pour stockage sur le site de Shinkolobwe avaient déversé une partie des pierres dans une rivière et plus de 15 tonnes avaient “disparu”, déclarait le gouvernorat , indique une dépêche de l’AFP.

Fin mai 2005, les «services» adressent un courrier confidentiel au ministre congolais de l’Intérieur d’alors, le PPRD Théophile Mbemba. La rédaction de Congoindependant.com a pu parcourir ce document. De quoi s’agit ? Il s’agit des agissements d’un certain Mohamed Hammoud, alias Momo, et de son frère Ali, commerçants à Lubumbashi. Il y est question de l’existence à Lubumbashi d’un «réseau maffieux libanais», spécialisé dans le trafic et l’exportation frauduleuse des produits miniers de la Gecamines dont de l’uranium via le poste frontalier de Kasumbalesa. «Le 5 avril 2005 à 11 heures, note le rapport, les suspects ont embarqué des lingots de cuivre, du cobalt et autres métaux précieux, dont de l’uranium. L’agitation autour de ces Libanais et le refus du gouverneur de province du Katanga de les acheminer à Kinshasa prouve à suffisance l’implication des autorités de la Présidence de la République dans ce dossier (…) ». Qui sont ces autorités ? A l’époque, tous les regards étaient tournés vers l’ex-gouverneur du Katanga et actuel bras droit de Joseph Kabila, Augustin Katumba Mwanke.

«Partenariat» Gecamines-CAMEC

Par lettre datée 29 janvier 2006, adressée à l’administrateur général de la Gécamines, la société de droit britannique CAMEC (Central African Mining & Exploration Company) s’est dit «intéressée par le gisement d’uranium de Shinkolobwe ». Spécialisée dans l’exploitation du charbon, du cobalt, du cuivre, de l’or, de la tantalite et du germanium, cette société, implantée en RD Congo, au Mozambique et au Zimbabwe, souhaitait conclure un «partenariat » avec la Gecamines via la création d’une « nouvelle société ». Parmi le staff dirigeant de cette firme, on y trouve le Zimbabwéen Billy Rautenbach. Son associé dans ce «business» n’est autre que Jaynet Kabila, la sœur du «raïs».

Début mars, des dirigeants de la Gecamines saisissent la Présidence de la République au sujet de l’offre de CAMEC en réservant…copie à l’autorité de tutelle en l’occurrence le ministre des Mines. Dans une lettre datée 29 mars 2006 adressée cette fois au ministre des Mines d’alors, Ingele Ifoto, le numéro deux de la Gécamines informe l’autorité de tutelle que la Présidence de la République a donné son accord à la constitution d’un partenariat avec CAMEC par lettre n°CAB/PR/DC/SHEO/225/BM/2006. «Cette autorisation vient de nous être accordée par la lettre du Cabinet du Président de la République reprise en référence. C’est dans ce contexte, (…) que nous préconisons une rencontre avec ce partenaire en vue d’amorcer les négociations dans le respect des procédures en vigueur à la société».

Ingele réagit vivement par correspondance datée 5 mai 2006 : «(…), je vous interdis d’amorcer une quelconque démarche tendant à engager des pourparlers avec quelque investisseur que ce soit pour une exploitation de gisement uranifère de Shinkolobwe vu que cette zone est interdite à toute forme d’exploitation par le décret n°04/017 du 27 janvier 2004 portant classement en zone interdite aux activités minières et/ou aux travaux de carrières, de la zone Shinkolobwe, située dans le territoire de Kambove, (…)».

« J’entends placer mon mandat au service de l’intérêt général, de la lutte pour la promotion de la dignité de l’homme congolais, de l’instauration de la démocratie et de la bonne gouvernance. L’Asadho Katanga se veut un espace d’écoute des véritables attentes de la population. En ma qualité de président provincial, je n’hésiterais pas à stigmatiser, le cas échéant, les dysfonctionnements qui affectent la vie socio-politique au Katanga», déclarait Golden Misabiko après son élection à la tête de l’Asadho/Katanga. C’était le 21 juillet 2007. «Il faut sauver le “soldat” Golden Misabiko», tonne un défenseur des droits humains joint dimanche soir au téléphone à Lubumbashi.

B. Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2010

 

Monsieur Evariste Boshab -  s’est rendu en visite officielle en Iran pour rencontrer le Président AHMADINEJAD !!!

  
  

Lire l’article du Tehran Times ci-après …
View Rate : 800 #            News Code : TTime- 214696        Print Date : Tuesday, February 23, 2010

Ahmadinejad, DRC parliament speaker discuss expansion of Iran-Congo ties
Tehran Times Political Desk

http://www.tehranti mes.com/Index_ view.asp? code=214696

TEHRAN — Iranian President Mahmoud Ahmadinejad held a meeting with Congolese Parliament Speaker Evariste Boshab in Tehran on Monday (february 22, 2010) to discuss efforts to strengthen ties between Iran and the Democratic Republic of Congo.

Iran welcomes the expansion of relations with the Democratic Republic of Congo, Ahmadinejad told the DRC parliament speaker.

He added that Iran and Congo should impede the hegemonistic powers’ efforts to impose their will on nations.

He also stated that the parliaments of the two countries should pave the way for expanding bilateral cooperation.

 
 

 

Uranium

“Iran and Congo have the potential to become advanced and powerful countries in the world,” the Iranian president said.

Elsewhere in his remarks, Ahmadinejad stated that the major powers are making every effort to impede the advancement of independent countries and are using political and economic pressure to achieve their goal.

The Iranian president said the “expansion of cooperation among independent countries” is the only way to counter the efforts of the domineering powers.

And independent countries should prepare for major global developments, Ahmadinejad added.

Boshab said that the Democratic Republic of Congo is interested in expanding relations with Iran.

“Iran and Congo enjoy historical relations, and Iran has always had a positive view toward developments in Congo,” he added

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BELGA

Mis en ligne le 28/02/2010

Le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, participe lundi à Genève à l’ouverture de la 13ème session plénière du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, un organe qui examine notamment périodiquement la situation des droits de l’homme dans chacun des 192 États membres des Nations Unies.
La Belgique préside durant un an, jusqu’en juin prochain ce conseil de 47 membres qui est depuis février 2006 l’organe intergouvernemental principal des Nations Unies sur toutes les questions touchant aux droits de l’Homme. Elue en mai dernier, elle y siège pour un mandat de trois ans, de 2009 à 2012.

Cette première des sessions de l’année – la plus importante politiquement, selon les diplomates -, aura à se pencher sur quelques “gros dossiers”, comme la situation des droits humains en Corée du nord et en Birmanie, en Palestine et dans les territoires palestiniens occupés par Israël, en République Démocratique du Congo (RDC) ainsi que probablement en Iran.

Elle examinera également la suite à donner au rapport de la commission du juge sud-africain Richard Goldstone, qui avait été chargée par l’ONU d’enquêter sur la manière dont s’était déroulé le conflit, lors de l’opération militaire israélienne “Plomb durci” dans la bande de Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009. Et la mise en oeuvre de la conférence “Durban II” contre le racisme, dans laquelle le rôle de la Belgique a été salué par le G77, qui rassemble des pays en développement.

M. Vanackere doit prononcer un discours devant le conseil en matinée, puis rencontrer la Haut Commissaire aux Droits de l’Homme, la Sud-Africaine Navathem Pillay. Durant son séjour d’une journée à Genève, il s’entretiendra aussi avec le directeur général du Bureau international du Travail (BIT), le Chilien Juan Somavia.

Irresponsabilité, insécurité, pauvreté, Impunité, gabegie, injustice sociale dans l indifférence des gouvernants

Posted in POLITIQUE by dc on the February 22nd, 2010

Remaniement. Et alors ?

 

 

Un pseudo-événement. C’est le moins qu’on puisse dire du remaniement du gouvernement que vient d’opérer Joseph Kabila. En neuf années de présence à la tête de l’Etat, le «raïs» a effectué une dizaine de «réaménagements» des équipes gouvernementales successives sans pour autant apporter le moindre Changement – en termes d’efficacité – dans la gestion des affaires publiques autant que dans le vécu quotidien de la population. Cette fois sera-t-elle la bonne ? C’est à voir. En revanche, quelques «fidèles» ont pu, chaque fois, prendre l’ascenseur social conduisant vers la «mangeoire nationale». On peut comprendre les «Milolo» (youyous) poussés par les parents et amis des nouvelles «excellences». Pour eux, c’est sans aucun doute un événement.

Un nouveau gouvernement pour quoi faire avec quels moyens ? Les politologues considèrent à juste titre que la politique – c’est-à-dire la gestion de la vie collective – va de pair avec l’action. Toute action suppose des moyens à fins. Au Congo démocratique, on semble souvent oublier qu’un gouvernement n’a pas pour mission de gérer des dossiers, un rôle dévolu à l’administration. La tâche du gouvernement consiste à donner des grandes orientations et à prendre des décisions majeures destinées à résoudre les problèmes inhérents à la vie collective. Bref, à améliorer le cadre et la qualité de la vie.

Irresponsabilité, insécurité, pauvreté, Impunité, gabegie, injustice sociale, sont autant de maux dont souffre et continue à souffrir le Congo sans que les gouvernements successifs aient pu apporter un début de réponse. La liste est loin d’être exhaustive. «Le ministre est responsable de son département, stipule l’article 93 de la Constitution de la RD Congo. Il applique le programme gouvernemental dans son ministère sous la direction et la coordination du Premier ministre (…)».

Irresponsabilité. Qui est responsable de quoi dans ce pays où les membres du gouvernement affichent la posture de «super secrétaires généraux» de l’administration publique alors qu’on attend d’eux de se comporter en «décideur-réformateur» de leur secteur respectif d’activités. A titre d’exemple, l’actuel ministre des Affaires étrangères consacre tout son énergie dans la gestion du nouveau passeport dit bio métrique – une tâche purement administrative – alors qu’on attend de lui notamment de doter le pays d’une politique étrangère codifiée et de résoudre les problèmes qui se posent tant au niveau de l’administration centrale que des représentations diplomatiques congolaises aux quatre coins du monde. Pire, depuis la «libération» du 17 mai 1997 à ce jour, les Congolais attendent désespérément de recevoir la nouvelle carte d’identité devant remplacer la «Carte pour citoyen». Qui est responsable de cette grave lacune ? Est-ce le ministre de l’Intérieur ou le président de la République dont le cabinet joue le rôle d’un «gouvernement parallèle» ? Pourquoi Joseph Kabila affiche-t-il peu d’empressement à mettre fin à cette “omission”? Que se cache-t-il derrière cette attitude?

Insécurité. Dans les provinces du Kivu, les citoyens congolais sont, depuis plus d’une décennie, terrorisés par des groupes armés nationaux et étrangers. Dans la Province Orientale, les «éleveurs» Mbororo et les rebelles ougandais de la LRA sèment la mort au quotidien. Les Congolais de ces contrées vivent dans la peur ne sachant à quel saint se vouer. Ces situations n’empêchent pas le conseil des ministres de déclarer à chacune de ses réunions que «la situation est globalement calme à travers le pays». Peut-on parler de «calme» et de «paix» pendant que des citoyens vivent dans l’insécurité tant pour leurs personnes que pour leurs biens ?

Pauvreté. Dans son discours prononcé devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès en décembre dernier, Joseph Kabila a reconnu, neuf années après son accession à la magistrature suprême, que «les conditions de vie des populations congolaises, tant au Kivu que partout ailleurs, demeurent largement en deçà de leurs légitimes attentes». C’est ainsi qu’il a décidé que, «dès l’année prochaine, l’accent dans la mise en œuvre des Cinq Chantiers sera déplacé du secteur des transports aux infrastructures scolaires, hospitalières, de génération et de distribution d’eau et d’électricité, (…) ». Force est de relever que les gouvernants congolais paraissent incapables de faire la distinction entre les actions urgentes et les actions importantes. Fallait-il consacrer l’essentiel des moyens financiers aux travaux de réhabilitation des infrastructures pendant que la population peine à satisfaire ses besoins vitaux en eau potable, en électricité, en soins de santé et en éducation ? Autre exemple. Depuis un certain temps, le ministre congolais de la Justice se plait à déporter les jeunes délinquants dits «Kuluna» dans les prisons de l’arrière-pays. C’est la solution à moindre frais qu’il a trouvé pour éradiquer cette nouvelle forme de banditisme dans la capitale. Ce membre du gouvernement parait ignorer que l’augmentation des crimes et délits dans une société est directement liée à l’accroissement de la misère. C’est aussi le signe révélateur d’une société mal gouvernée. Ne faudrait-il pas donner une formation professionnelle à ces jeunes gens pour leur permettre de trouver un emploi?

Impunité. «Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et exécutif», dispose l’article 149 de la Constitution. Ce vœu des législateurs peine à se matérialiser. La justice congolaise est toujours dépendante de l’exécutif dont le chef nomme et révoque à sa guise les magistrats tant du parquet que du siège. Les magistrats, toujours clochardisés, attendent de recevoir les moyens matériels et financiers pour affirmer leur indépendance. Les crimes et délits sont commis impunément. Des poursuites ne sont engagées que lorsque le pouvoir exécutif juge de l’opportunité. Plus grave, les agents publics chargés d’appliquer la loi en RD Congo – policiers, magistrats, soldats des FARDC – sont les plus grands violeurs de la loi.

Gabegie. La RD Congo est mal gérée. L’aide accordée à l’Etat haïtien d’un montant de 2,5 millions USD constitue le plus bel exemple de gestion-pirate de l’argent public. Ce geste démontre que les gouvernants congolais devraient être initiés à la bonne gestion. Celle-ci doit passer par une réduction drastique du train de vie de l’Etat et l’affection de l’argent récupéré dans les dépenses les plus productives.

Injustice sociale. En scrutant la composition de la nouvelle équipe gouvernementale, il apparaît que les ressortissants de certaines provinces du pays continuent à être privilégiés par rapport à d’autres. Cette injustice sociale se remarque aussi dans la vie quotidienne où la loi est plus accommodante vis-à-vis des uns et sans rémission à l’encontre des autres. Quid de l’égale protection des Congolais devant la loi ?

Il faut espérer que la nouvelle équipe gouvernementale donnera aux citoyens les raisons de respecter leurs gouvernants. Un tel respect se mérite. Il dépend de l’engagement clair et net du gouvernement à se mettre au service de l’intérêt général. Inutile de dire que gouverner un Etat n’a qu’un seul but : la recherche permanente des voies et moyens pour rendre la vie collective chaque jour plus vivable pour chacun et pour tous. Tout action contraire ne peut susciter que mépris et réprobation.

Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2010

 

http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=5405

Kinshasa’s Missing Millions – Evidence of Grand Corruption Mounts in Beijing’s Showcase $6 billion Barter Deal with the Kinshasa Government

Posted in POLITIQUE by dc on the February 20th, 2010

Africa-Asia Confidential (London)

 

 

 

chinardc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Congo-Kinshasa: Kinshasa’s Missing Millions – Evidence of Grand Corruption Mounts in Beijing’s Showcase $6 billion Barter Deal with the Kinshasa Government

Source : http://allafrica. com/stories/ 201002151711. html

 

15 February 2010


analysis

Over US $23 million in signature bonuses payable on China’s $6 billion Sino-Congolaise des Mines (Sicomines) deal with the Kinshasa government have been stolen according to a probe by a commission set up by the National Assembly.

 

The stolen monies were part of some $50 mn. that Chinese companies were due to have paid to Congo’s mining parastatal, Gécamines, the Commission Economique et Financière reported in late January.

These findings follow growing concerns in recent weeks about the accountability of natural resource deals by Chinese companies in Angola and Kazakhstan. Ahead of national elections in 2011, Congo’s President Joseph Kabila is demanding better value for money: more jobs for Congolese workers and fewer imported Chinese workers.

The Commission said that Chinese contractors in the Sicomines consortium, which includes the China Railway Group and Sinohydro, paid $50 mn.

Commission President and ruling party member Modeste Bahati Lukwebo criticised the collusion of some senior officials in Gécamines with ‘local justice officials in Lubumbashi’. This complicity ‘facilitated the loss of $23,722,036 of the $50 mn. intended for Gécamines,’ claimed the report, signed by five deputies of the Assembly.

The $50 mn. is just a part of the $350 mn. entry fee that the Chinese consortium agreed to pay for signing the $6 bn. ore-for-infrastruct ure joint venture deal which was concluded on 22 April 2008 by Minister of State for Infrastructure Pierre Lumbi Okongo, China Railway’s Li Changjin and Sinohydro’s Fan Jixiang.

The deal gave the Chinese companies access to mining concessions which hold 10.6 mn. tonnes of copper and 626,000 tonnes of cobalt, which are currently estimated to be worth $100 billion, in exchange for the construction of railways, roads, schools and hospitals. The Chinese consortium added a new partner in July 2008, giving China Metallurgical Group a 20% stake.

The Sicomines joint venture formed by the Congolese and Chinese parties is now controlled by China Railway (28%), Sinohydro, Gécamines and China Metallurgical Group (20% each) along with Congo Simco (12%), which is a joint venture between the state-owned Entreprise Minière de Kisenge Manganèse and Gécamines.

The Commission complained that Pierre Lumbi had refused to be interviewed. Other bodies under Lumbi’s authority, including the Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), which oversees the large Chinese-backed infrastructure projects, also refused to appear before the Commission.

The Chinese companies were prepared to meet Commission members, but referred most questions to company officials who are in China or to the Kinshasa government itself.

The Commission has not accused Sicomines of wrongdoing in the missing $24 mn., but instead blames the Congolese government and Gécamines management. The investigation is nonetheless embarrassing for the Chinese parties, who risk further political and public scrutiny of the Chinese deals with Kabila’s government.

The importance attached by the Presidency to relations with China and to the Sicomines deal is shown by the sidelining of the Foreign Ministry: officials responsible for Asian affairs claim to have very little information about developments regarding the agreement. The ACGT and the Bureau de Coordination et de Suivi du Programme Sino-Congolais (BCPSC), the two agencies established under the Ministry of Infrastructure by presidential decree to manage the Sino-Congolese collaboration, do not readily share information with the rest of the government.

Disagreements on the construction side of the Sicomines deal are intensifying. Clause 11.2 specifies that the Chinese parties shall to the greatest extent possible turn to Congolese companies for the contracting of infrastructure work and equipment. This should ensure technology and skills transfers but, according to a manager of the BCPSC, it has not been properly run. There have not been many opportunities for such subcontracting, and there is little interest from the Chinese side.

There are problems in the mining side of the Sicomines agreement. The feasibility study for the mines is ready and the next step is to build a hydroelectric plant near Busanga in Katanga to supply electricity. Sinohydro put in a bid for the dam’s construction, but it was judged too high and the ACGT/BCPSC may launch an international tender if it does not lower its price. ACGT and BCPSC directors claim that the balance of power has changed.

The Congolese shareholders say that they are getting tougher in negotiations. Before, they had to ‘close their eyes’ to certain details, such as feasibility studies carried out by the same company that would later implement the project, a practice that led to overestimating of costs. Since November 2009, the quality control assignments of all infrastructure projects within theSicomines framework have been subject to international tendering.

Although the implementation of the Sicomines agreement is moving ahead, several projects involving Chinese companies or finance have stalled.

One of those deals is the biofuels project involving the Chinese telecommunications company ZTE. In 2007, when the Memorandum of Understanding between ZTE and Congo’s Ministry of Agriculture, Fisheries and Livestock farming was signed, it was estimated that the biofuels project, worth $1 bn., would require 3 mn. hectares of oil palm plantations in Equateur, Bandundu, Orientale and Kasai-Occidental provinces. In 2008, 250 hectares of fertile land were offered to ZTE. The Agriculture Minister has twice received delegations from ZTE to discuss this. The last time was in March 2009, but three years after the MOU nothing has been done and according to the Ministry of Agriculture ‘nobody talks about it anymore’.

The large-scale development of national telecom networks (AAC Vol 2 No 6) has slowed down. The cable stretching between Moanda and Kinshasa was completed in December 2009 by China International Telecommunication Construction Corporation. Clear plans for the extension of these fibre-optic networks across Congo were outlined by the Ministry of Posts and Telecommunications, but no binding agreement has been signed.

The second telecom project by Huawei was delayed by the widening of the Boulevard du 30 Juin by China Railway Engineering Corporation. Huawei’s deadline was originally December 2009 but has been extended to February 2010. On plans to expand the telecoms project to the capitals of the other ten provinces, Huawei has put in a request to the Posts Ministry for the project’s continuation and the response is due later this year.

Africa-Asia Confidential reported in 2009 that talks were underway with the China Development Bank and Sinosure to finance four universities and the renovation of N’Djili airport, as well as the road leading there, in Kinshasa. The contractor was supposed to be Changda Highway Engineering Corporation. None of these projects had materialised because the CDB did not accept the concessions offered to them in Potopoto in Katanga and had pulled out of talks in late 2009. The CDB was the financier behind Sinosure, so the deal involving the latter also fell through.

Cooperation with the CDB has so far been unsuccessful. Initially, Kinshasa had asked China Export-Import Bank to finance Congo’s infrastructure development in what became the Sicomines deal. The CDB rejected the mineral concessions on offer then, too. We hear that CGCD is conducting its own talks with the CDB, hoping to revive the deal. Meanwhile, CGCD representatives are still in Kinshasa, working on a Chinese government-backed road restoration project in a residential area close to the Université de Kinshasa.

CGCD’s strategy is part of a trend among Chinese companies in Congo. There is certainly business to be had, and given the distance, representatives enjoy a degree of freedom vis-à-vis their head offices. They can thus take on extra business without necessarily providing headquarters with all the details, which means opportunities for extra revenue.

BCPSC officials claim that Chinese partners to the Sicomines agreement misuse the exemption from import taxes. The company then uses its less expensive building materials to carry out projects outside of the Sicomines deal.

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AllAfrica – All the Time

Masisi s’oppose à l’opération « Arme contre 50 dollars »

Posted in POLITIQUE by dc on the February 20th, 2010

20.02.10 Le Potentiel: Masisi s’oppose à l’opération « Arme contre 50 dollars »

Par Louis-Paul Eyenga Sana

Après avoir lancé l’opération Arme contre l’argent dans les provinces de l’Ouest et au Katanga, le Programme oecuménique paix et réconciliation (PAREC), une ONG dirigée par le pasteur Mulonda qui s’est investi dans la pacification à travers l’opération de récupération d’armes contre l’argent est en campagne à Masisi au Nord-Kivu. Le Parec vient de décider de repousser le calendrier de sa campagne de sensibilisation jusqu’à la fin du mois de février, alors qu’elle devrait s’achever le 15 février 2010, rapporte l’APA.

Cependant, la même source souligne :

 « Les populations de Masisi (Nord-Kivu) refusent à l’instigation des leaders communautaires, de remettre leurs armes contre 50 dollars estimant qu’elles sont leur seule garantie de sécurité en cas de résurgence des hostilités ».

Consécutivement à cette campagne parallèle des leaders communautés de Masisi, le Parec, considère que la détention des armes n’est jamais parvenue à sécuriser les communautés, estime que l’opération « Arme contre 50 dollars » ne pourra débuter qu’au mois de mars 2010.

Selon le chargé de communication de Parec, « il n’y aucune ethnie qui a remporté la victoire sur l’autre parce qu’elle avait plus d’armes ». « L’heure est à la recherche de la paix, au développement et à la cohabitation pacifique », a rappelé ce cadre. Et de conclure : « Laissons donc la paix venir chez nous, pour que nous commencions à labourer nos champs et à se consacrer aux travaux quotidiens ».

Lors d’un entretien avec les notables locaux, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a abondé dans le même sens en assurant que des « mesures nécessaires seront prises pour mettre ces leaders réfractaires hors d’état de nuire afin de préserver la paix ». Plusieurs sources concordantes font état des milliers d’armes de guerre qui seraient détenues illégalement par les habitants du Nord-Kivu en général et ceux du territoire de Masisi en particulier.

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(RE)MANIEMENT DU GOUVERNEMENT EN RDC : BONNET BLANC, BLANC BONNET !

Posted in POLITIQUE by dc on the February 20th, 2010
Créé le 20.02.10 à 06h12 - AFRIQUE REDACTION | CONFLIT ARMÉ | RDC | Mis à jour le Samedi 20.02.10 à 06h12. Par : Prof. YAV KATSHUNG JOSEPH∗ AFRIQUE REDACTION
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On connaît l’expression “bonnet blanc-blanc bonnet” qui a pour synonymes « Kif-kif ou kif-kif-bourricot », se dit de choses présentées comme différentes mais en fait identiques ou très similaires.
Régulièrement on l’applique allégrement sur de nombreux pans des programmes politiques. Ainsi aujourd’hui, la tentation est grande de mettre dans le même panier ce remaniement du gouvernement en RDC. Pour quoi faire ? A part les petits « trapatouillages » et/ou tripotages, on prend les mêmes et on recommence.

De fait, si sur de nombreux points on trouve des analogies dans les deux gouvernements, c’est bien que certains politiques inactifs dans l’ancien gouvernement reviennent et gardent leurs portefeuilles comme si rien n’allait mal. S’il fallait donner un nom à cet écueil, nous pourrions le baptiser « bonnet blanc, blanc bonnet ». Suis-je un peu dur envers les promus? Je ne le pense! Nous saluons l’entrée des quelques nouveaux « anciens » et le regroupement de certains ministères pour éviter d’en faire un monument blanc. Le peuple attend des actions surtout pour cette année jubilaire proclamée « du social ».

Beni-Lubero encerclé par des clandestins lourdement armés

Posted in POLITIQUE by dc on the February 17th, 2010

Beni-Lubero encerclé par des clandestins lourdement armés

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17-02-2010
Les nouvelles en provenance de quatre coins périphériques de deux territoires de Beni et de Lubero rapportent un afflux des clandestins armés dont certains portent déjà l’uniforme de l’armée congolaise. Ces derniers tuent tous ceux qui leur opposent une résistance, réduisent en esclaves le reste de la population congolaise locale. Ce qui est étonnant est que les discours officiels du gouvernement de Kinshasa et de la Monuc ne font pas mention de cette présence militaire qui menace sérieusement l’intégrité du territoire national congolais. 
Aussi, on constate que l’effet FDLR a perdu de son tranchant, un signe que quelque chose de nouveau se trame à l’Est de la R.D.Congo. Les faits qui ne trompent pas sont nombreux et les motions de défiance contre X et Y au sein des assemblées provinciales semblent être une façon de distraire ces honorables avec autre chose que leur mission première de se faire la voix de leurs électeurs. En effet, les graves violations des droits humains ainsi que les dénonciations de l’occupation de certains villages de l’espace Beni-Lubero par des clandestins armés, n’a jamais fait l’objet d’une enquête parlementaire même formelle.
 
Au Nord et au Nord-Est de Beni-Lubero, plus précisément dans les localités de Biakato, Kisiki, Kainama, Eringeti, et Kamango, plusieurs sources concordantes font état de l’afflux quotidien d’hommes lourdement armés en provenance de l’Ouganda via Boga et de Tundu en Ituri.
 

 Un premier campement des Nilotiques armés est signalé dans la localité de Boga en Ituri. Dans les localités ci-haut citées, ces clandestins lourdement armés ne rencontrent pas de résistance d’une armée ou d’une police congolaise. Au contraire, ils se comportent en maîtres, tuent ou chassent de ces localités toute personne qui se présente comme agent de l’Etat congolais ou celui qui s’oppose à leur présence. Les autorités locales auraient déjà été informées par les chefs coutumiers du coin mais les plus honnêtes d’entre elles disent tout simplement que c’est un problème qui les dépasse.

 
Un autre fait qui n’étonne personne est le fait que des contingents de la Monuc font des va- et- vient dans ces localités occupées sans qu’aucune dénonciation de cette présence indésirable ne suive. Les habitants de Kamango dont le chef coutumier avait réussi à négocier le départ des militaires ougandais la veille de Noël 2009 étaient surpris par l’arrivée des clandestins rwandais deux jours après l’arrivée de la Monuc qui s’était invitée à Kamango sous prétexte de diligenter une enquête sur l’invasion ougandaise.
 
A l’Ouest de Beni-Lubero, notamment dans la localité minière de Bandulu située à 160 km de la ville de Butembo et à 60 km de Manguredjipa-Centre, en Territoire de Lubero, les rescapés parvenus à Butembo racontent le calvaire de la population congolaise de Bandulu. Notez que Bandulu était attaqué nuitamment par les clandestins en uniforme des Fardc nouvelle formule la veille de Noël 2009. Plusieurs maisons du village avaient été alors pillées et brulées, envoyant tous les rescapés dans la brousse ou sur la route de l’exil. Mais tenant compte de la consigne des vaillants coutumiers qui avaient déjà prévenus la population que ceux qui resteraient en brousse pendant longtemps verraient leurs maisons occupées par des rwandais, les habitants de Bandulu étaient revenus malgré eux sur les ruines de leur village.
 
En effet, cette pratique a réussi jusqu’à présent au Sud du Territoire de Lubero où tous les occupants sont militaires et squattent les casernes d’avant. Mais à Kamango, les occupants sont non seulement des militaires mais aussi des civils qui occupent des maisons abandonnées par les déplacés congolais, ou ravissent des champs qui les intéressent, etc.
 
A Bandulu, la situation est tout autre. Les clandestins qui se disent militaires Fardc s’adonnent à l’exploitation de l’or, du coltan, de la cassitérite, etc. avec comme main d’œuvre gratuite les habitants de Bandulu revenus au village après l’attaque de la veille de Noël pour ne pas perdre leurs maisons. 
 
Selon un rescapé chef d’une carrière d’or de Bandulu parvenu à Butembo et qui s’est confié à notre rédaction, depuis la veille de Noël, les habitants de Bandulu traversent un calvaire sans nom. Les petits tenanciers des carrières et des comptoirs d’or ont été obligés de vider le camp après avoir été pillé de tout leur capital. Les clandestins armés exigent aussi une taxe sur la commercialisation d’autres produits vivriers dans les differentes carrières de la localité où ils exercent déjà un quasi monopole. Chaque matin, ces clandestins armés arrêtent des papas, des mamans, et des enfants pour le transport des minerais et d’autres marchandises de differentes carrières vers les lieux d’écoulement par Hélicoptère ou par camions. Toute personne qui résiste à ces corvées esclavagistes est fouettée à mort. Les vieux disent que l’esclavagisme en cours est pire que la colonisation belge. Pour se soustraire à cet esclavagisme, Bandulu risque de se vider de sa population dans les prochains jours. 
 
Les bruits des bottes et la colonisation des villages périphériques et régions minières de Beni-Lubero ne signifient pas que la paix est retrouvée ailleurs dans les villes et les cités.
 
En ville de Butembo, les braquages sont toujours monnaie courante. C’est ainsi que, par exemple, dans la soirée de la Saint Valentin, c’est-à-dire la soirée du 14 au 15 février, Mr Anicet KAHAMBA, stagiaire à la radio Evangélique de Butembo a été la cible des hommes en armes qui l’ont suivi chez ses parents où ils l’ont tabassé avant de lui exiger une grande rançon pour sa vie. Tous les biens de valeur ont été emportés par ces inciviques qui courent toujours les rues de Butembo sans se faire inquiéter.
 
Dans la nuit du samedi 13 au 14 Février, sur la route Butembo-Beni, au niveau de Kabasha, des hommes en armes ont pillé systématiquement un camion Fuso en partance pour Mambasa ( Ituri). Plusieurs biens ou marchandises de grande valeur, argent, téléphones, etc. ont été emportés par ces malfrats qui selon les rescapés ne parlaient pas les langues congolaises, à part quelques mots de swahili mélangés à d’autres langues inconnues comme « toa mafalanga » pour vouloir dire « toa pesa ou donner l’argent », ou « rara chini » pour vouloir dire «lala chini ou couche-toi par terre », etc.   Après le pillage, les malfrats ont passé à tabac toutes leurs victimes, blessant quelques-unes d’entre-elles. Dans la foulée et en présence de tous les passagers en sanglots, 3 femmes ont été sauvagement violées. Les blessés avaient été dépêchés à l’hôpital pour des soins appropriés. Les femmes violées quant à elles, suivent des soins de santé appropriés au Centre FEPSI qui s’occupe essentiellement des femmes et filles violées à Butembo.
 
En date du 02 Février 2010, le village de Mambira, en territoire de Lubero, à quelques kilomètres de la localité de Muhangi-Centre, a été visité nuitamment par des hommes en armes, non autrement identifiés. Ces derniers ont saccagé le village, piller tous les animaux de la basse-cour. Comme si cela ne suffisait pas, deux personnes ont été découpées à la machette dont l’une avait succombé peu après à la suite de ses blessures. L’autre victime lutte jusqu’aujourd’hui entre la vie et la mort dans un centre hospitalier de Muhangi.
 
Dans la nuit du 05 au 06 Février 2010, les hommes en armes, porteurs d’uniformes militaires ont fait irruption dans le village de Kasinzwe, à quelques Kilomètres de Masereka, en Territoire de Lubero. Plusieurs biens dont des animaux de la basse-cour ont été emportés.
 
Dans la soirée du 04 au 05 Février 2010, Mr MUTSUVA MULYATANGA a été abattu à bout portant par des hommes en uniforme militaire congolais. Cet homme de 42 ans, a été abattu quand il revenait du champ, dans la localité de Kipese, en territoire de Lubero.
 
En date du 01 au 02 Février, c’est Samuel Kakule qui était abattu à bout portant dans la même localité de Kipese par des hommes en armes et en uniforme militaire.
 
Ces faits macabres recueillis par notre rédaction ne représentent pas toute la réalité de l’occupation sanglante de Beni-Lubero qui selon les plus alarmistes ne fait que commencer. Des clandestins armés qui affluent aux quatre coins de Beni-Lubero ne sont pas des refugiés congolais qui reviennent du Rwanda et de l’Ouganda mais bien des occupants qui se préparent à coloniser la région au profit des multinationales. Les politiciens peuvent dire des bobards, mais les faits sont là. Il s’agit d’une occupation militaire de la région. D’autres observateurs parlent d’un début de balkanisation. Les occupants viennent du Rwanda et de l’Ouganda où ils seraient formés par des instructeurs anglais et américains. Leur mission est de contraindre les congolais à accepter le diktat anglo-saxon dans la région. Le comportement des premiers contingents de cette occupation couverte par la communauté internationale n’augure pas d’un lendemain paisible.
 
Que fait le peuple congolais et le gouvernement congolais dans tout cela ? Le peuple congolais sans défense est abandonné entre les mains des occupants armés par le gouvernement de Kinshasa qui, selon certaines autorités locales qui s’expriment sous le sceau de l’anonymat, refuse de donner les moyens de défendre le territoire national.
Après l’invasion massive du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de la Province Orientale par des occupants armés dont personne n’a voulu contrôler le nombre exact, les civils se prépareraient aussi à faire leur entrée au Congo. Pour essayer d’habiller cette invasion de légalité, les Organismes internationaux présidant à l’invasion du Congo avancent cette fois-ci des chiffres qu’aucune source indépendante ne peut vérifier. Il s’agirait de 89 000 congolais refugiés au Rwanda qui seraient échangés contre 53 000 rwandais refugiés au Congo. Mais comme les provinces frontalières avec le Rwanda sont sous le commandement militaire des rwandais, cet échange des refugiés est pour plusieurs observateurs le dernier bluff trouvé pour tromper la vigilance des congolais. Comme ce beau jour de mars 2009 quand on organisa une cérémonie bidon du retour des militaires rwandais de Umoja Wetu au Rwanda, l’échange des refugiés ne viserait que l’entrée à douceur des occupants femmes et enfants pour rejoindre leurs maris et pères déjà sur le sol congolais.
 
Pour faire échouer cette dernière mascarade de l’invasion du Congo, il est grand temps que les congolais forment un front interne contre le gouvernement de Kinshasa car c’est lui qui permet l’invasion du pays avec toute sa panoplie des malheurs. La formation de ce front interne est un droit constitutionnel du souverain primaire. Ainsi, par exemple, les autorités locales qui accusent Kinshasa de leur priver de moyens de défense du territoire national devraient se concerter avec les chefs coutumiers, les chefs des confessions religieuses, la société civile, les députés provinciaux qui n’ont pas encore vendu leurs âmes au diable, etc. pour organiser une table ronde pour sauver le pays de l’invasion. Les parlementaires et sénateurs spécialistes des motions d’information ou de défiance contre X et Y, devraient trouver en cette cause de salut public une matière de motion urgente ! Il y a péril en la demeure, honorables députés et sénateurs !
 
Kakule Mathe (BLO) et Edgar Kahindo (RACODIT)
Butembo
©Beni-Lubero Online

http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&task=view&id=1822&Itemid=2

Entreprise publique : La Miba agonise

Posted in POLITIQUE by dc on the February 16th, 2010

 Entreprise publique : La Miba agonise

Mardi, 16 Février 2010 23:19

La Minière de Bakwanga Miba, ne produit quasiment plus rien. La situation de cette société publique d’exploitation de diamant industriel dans la province du Kasaï Oriental est telle que si elle était privée, elle seraient déclarée en faillite il y a plus de trois ans.

Les employés de la plus grande société publique du Kasaï de l’Est restent impayés depuis plus de 36 mois. ” Nous avons obtenu juste 10 000 FC (environs 10,8 dollars américains), et un poulet au mois de décembre dernier. J’ai du mal à trouver un nom pour cet argent. Je me demande si c’est un salaire ou une prime “, regrette un agent de la Minière Bakwanga qui a préféré garder son anonymat.

Cet homme d’une quarantaine révolue raconte avec amertume, dans une interview exclusive accordée à l’Observateur, le drame qui se vit au quotidien dans les familles et les camps des employés Miba. Le tableau qu’il peint révèle une situation sociale, si par humanitaire, déplorable depuis que la société a commencé son décrescendo jusqu’à l’état actuel de coma.

Toutes les activités ou presque, de la société minière existent que de nom, selon cette source. Il n’y a pas de production. Les travailleurs se sont, tout de même, entendus de se pointer à leurs postes 15 jours sur 30, juste pour y faire la poésie de leur misère. Ceux qui travaillent 15 jours sur les 30 du mois ont droit à une promesse de salaire équivalant à ¼ du salaire. Et même là, c’est un fantasme car ce ¼ de salaire est encore hypothétique.

Les travailleurs moyen de la Miba touche en temps normal 200 dollars américains le mois. ” Il y a des familles qui comptent 6 enfants q u’il faut scolariser, nourrir, vêtir… Avec les 5 dollars relevant d’ailleurs de la fiction, l’on se demande si il faut fonder l’existence sur les promesses ! Ne vous inquiétez donc pas si la rigueur dans l’éducation chez les parents baisse, car les enfants débrouillards finissent par gagner leur autonomie au détriment de leur éducation et donc leur devenir “, déplore l’agent Miba.

La source raconte qu’au polygone, cœur de la production ou exploitation du diamant industriel de la Miba, les travailleurs qui y vont de manière sporadique se sont mutés en sentinelles. ” Si nous y allons, c’est juste pour garder l’équipement. Si nous vivons ce n’est ni par la foi ni par l’espérance car nous sommes fatigués de nos nourrir d’espoir. C’est l’instinct de survie qui nous garde encore debout “, disent beaucoup d’entre-eux.

Le seul service de la Miba qui fonctionne c’est l’éducation. Seules les écoles tournent tous les jours ouvrables. Mais ceux-ci et loin de passer pour un privilège car les pauvres enseignants sont obligés de faire des sacrifices énormes. Et parce qu’ils travaillent 30 jours/30, ils ont une promesse de salaire de 50 %. A cela s’ajoute le défi d’envoyer chaque année, des candidats valides aux épreuves nationales dites examens d’Etat.

En effet, si les 30 000 élèves de la Miba (moyenne avancée par notre interviewé) peuvent encore retrouver le tableau noir de leurs classes c’est parce qu’ils ont dû descendre dans les rues pour protester contre des années blanches qui s’annonçait à l’horizon. L’année dernière, il faille donc l’intervention ou l’implication de la Monuc (Mission des Nations unies au Congo) et de l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance) pour que l’école garde ses portes ouvertes.

Mais la tendance est que l’ont tend à faire payer les élèves puisque leurs enseignants ont droit à un salaire puisque travaillant à temps plein. Ils ne peuvent pas se débrouiller comme les autres agents de la société. La Miba en est, en fait, arrivée à faire payer les examens et commercialiser les quelques médicaments disponibles dans les hôpitaux, dispensaires et centres médicaux de la société.

” L’Etat n’est même pas en mesure de déclarer la faillite de la Miba. Car cela sous entend qu’il devra des indemnités et les décomptes finales à ses employés. L’on se demande si notre Etat est un mesure de le faire aujourd’hui “, s’interroge l’agent Miba.

Le gouvernement a annoncé l’octroi de 20 millions de dollars américains en direction de la Minière de Bakwanga en décembre dernier. Les travailleurs de la société et leurs dépendants attendaient des signaux forts pour la mi-janvier dernière. Cependant, tout est au point zéro. L’inertie totale.

D’après des sources concordantes, en temps normal, la Miba produisait jusqu’à environ 600 mille carats le mois, toutes qualités confondues. En termes de devise, la Minière de Bakwanga produisait 10 millions de dollars américains. Les 25 % de cette masse monétaire, soit 2,5 millions de dollars couvraient le besoin de payement de salaire des 6 mille travailleurs (environ) que compte la société. Selon notre source, le reste des millions allaient en direction des fournisseurs et du gouvernement.

Deux ans déjà avant la déclaration de la crise financière internationale, la société a connu sa chute libre. Depuis 2006, année de la tenue des premières élections démocratiquement organisées, la situation de la Miba va de mal en pis. Toutefois, l’espoir est encore permis si l’on se base sur les promesses du président de la République après sa visite dans la province du KasaÏ Oriental.

Jules Mwamba Tshinsuya

L’Observateur

 

lire aussi/

CES PREDATEURS QUI NOUS GOUVERNENT

http://dc-kin.net/info/2009/11/27/ces-predateurs-qui-nous-gouvernent/

LA DIASPORA CONGOLAISE EST SANS PAPIERS A CAUSE DE LA MAUVAISE GESTION DES PASSEPORTS DANS LES REPRESENTATIONS DIPLOMATIQUES DE LA RDC

Posted in POLITIQUE by dc on the February 10th, 2010

LA MAUVAISE FOI DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES PENALISE LA  DIASPORA CONGOLAISE :

TOUT LE MONDE EST SANS PAPIERS, AVEC LES GRAVISSIMES CONSEQUENCES QU’EN DECOULENT…. 

UN sit in devant l’ambassade le la rdc a 14h00 dans le but de: – dénoncer les differentes difficutées que les citoyens congolais rencontrent pour obtenir un passeport.

 

Or, rares sont à ce jour les congolais qui seraient en possession de ce nouveau passeport. Et, les autorités congolaises, en l’occurrence le gouvernement, le ministère des affaires étrangères et les représentations diplomatiques congolaises à l’étranger, font preuve d’une insouciance incommensurable.

Il est pourtant un secret pour aucune autorité politique ou administrative que tout ressortissant étranger vivant dans un pays donné doit être en possession d’un passeport conforme et en cours de validité pour bénéficier d’une carte de résident correspondant au motif de son séjour.Sans leur nouveau passeport, ce sont des dizaines de milliers de congolais qui vont se retrouver en situation de précarité administrative. En France par exemple, les détenteurs de carte de 10 ans se verront au mieux délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour d’une validité de 3 mois en attente de l’obtention de leur passeport. Les conséquences sur la vie sociale seraient difficilement supportables : aucun n’employeur n’accepterait de maintenir en contrat à durée indéterminée un salarié qui n’a qu’un récépissé de 3 mois, les prestations familiales versées par les caisses d’allocations familiales deviendraient aléatoires, la couverture maladie des uns et des autres (sécurité sociale) basculerait dans la catégorie des assurés sociaux les plus précarisés, les sorties du territoire de l’espace Schengen seraient quasiment impossibles etc…

La question que l’on peut alors se poser est qu’en tarissant volontairement l’approvisionnement en nouveaux passeports des consulats congolais, le régime de KABILA ne cherche-t-il pas à désorganiser la diaspora congolaise dont les revendications politiques sont très difficilement acceptées à Kinshasa ?

Est-ce que les nominations des ambassadeurs KIKAYA BIN KARUBI (Grande Bretagne) et MYRA NDJOKU (France) considérés des faucons du régime congolais, procèdent-elles de cette même stratégie de combat contre les forces politiques de la diaspora ? Dans les tous cas, la mort regrettable de Branly NSINGI est révélatrice de l’incapacité de la République Démocratique du Congo à garantir à ses ressortissants où qu’ils soient dans le monde la possession des documents administratifs indispensables à leur droit de circuler librement.’

AMMC 

 Mar Jan 10, 2006 1:00 am Message privé

http://www.sololabien.com/viewtopic.php?f=21&t=39876

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