D.C. NEWS – Vérité et Justice pour le Congo


CES PREDATEURS QUI NOUS GOUVERNENT

Posted in POLITIQUE by dc on the November 27th, 2009

Ethique & Bonne gouvernance

Kabila-Muzito : Ces prédateurs qui nous gouvernent

 
 
Joseph Kabila et le Premier minstre Adolphe Muzito.

 

Un vent favorable a fait atterrir à la rédaction de Congoindependant des documents estampillés «Confidentiel». Emanant des sources proches de l’Assemblée nationale, ces documents, au contenu accablant, révèlent l’existence d’un pillage organisé de l’argent public. Là où le bat blesse c’est que cette razzia est l’œuvre des hommes et des femmes rémunérés grassement pour gouverner et administrer le pays en privilégiant l’intérêt général.

Quelques exemples.

La Banque Congolaise

1. Sur instruction du ministre du Budget Michel Lokola Elemba et son collègue des Finances Athanase Matenda Kyelu, en date du 29 novembre 2008, la Banque centrale du Congo (BCC) a émis un ordre permanent de paiement, via une quarantaine de billets à ordre, d’un montant total de 84.707.898 USD (capital : 68.618.973 USD ; intérêts : 16.088.925 USD) en faveur de la Banque Congolaise (BC). Il s’agit des créances sur l’Etat, datant de 20 ans, rachetées par cette banque privée. Les ministres du Budget et des Finances ont endossé ces créances non-certifiées par l’Ogedep (Office de gestion de la dette publique). Question : Qui a ordonné l’exécution de ces paiements qui n’ont pas fait l’objet de délibération au sein du Conseil des ministres ? Le Premier ministre ? Le président de la République ? Les experts s’étonnent de voir la BC racheter des créances d’un import de 68.618.973 alors même que son capital atteint à peine 20 millions USD.

2. Sur base de ces créances, la Banque centrale du Congo a accordé à la Banque Congolaise un crédit de 49.000.000.000 de Franc congolais sans contrepartie rien que par le financement monétaire. Les experts s’interrogent sur cet assaut de «générosité» manifestée par la BCC à l’égard de cette banque commerciale. Alors que l’UBC (Union des banques congolaises) où l’Etat est actionnaire n’a pas bénéficié de tant de «compassion». On notera que quarante-neuf milliards de francs ont été déversés sur le marché congolais.

Homme puissant, ayant des «antennes» au sein de certaines commissions techniques de la Représentation nationale, le président du conseil d’administration (PCA) de la BC, Alfred Roger Yaghi, a adressé au président de la Commission Economique et Financière de la Chambre basse, Kutekala Kaawa, une lettre au ton particulièrement arrogant et comminatoire. Des copies de cette missive ont été adressées au président de la République. Sans oublier le président de l’Assemblée nationale ainsi que le Premier ministre. «Il nous revient, écrit Yaghi, de la part de sources dignes de foi, que dans le cadre des travaux actuels de votre Commission relatifs à l’adoption du budget 2009 de l’Etat, l’une des sous-commissions a fait état dans son rapport sectoriel des contrats que notre Banque a signés avec l’Etat congolais et certains opérateurs économiques de la place.» Et de poursuivre : «(…), les conclusions du rapport de la sous-commission concernée sur les contrats indiqués ci-dessus sont d’une gravité telle que si elles sont lues en public, elles vont produire un dommage irréparable pour la Banque Congolaise.»

Yaghi a regretté que la procédure n’ait pas été «contradictoire». «La Banque Congolaise tient à affirmer que toutes les créances auxquelles la sous-commission a fait référence dans son rapport sont toutes des créances certaines et certifiées par les autorités compétentes, y compris l’Ogedep. Le paiement de ces créances, toujours en cours d’ailleurs, se fait dans la transparence la plus totale et est connu du FMI et de la Banque mondiale.» Qui dit vrai ? C’est ici que le PCA Yaghi choisit de sortir l’«arme d’intimidation massive» sous la forme d’une leçon d’éthique parlementaire : «(…), j’attire votre meilleure attention sur le fait que les parlementaires ont le droit, (…), d’émettre toutes les opinions dans l’exercice de leurs fonctions. Mais ils doivent se garder de commettre des infractions de droit commun dans l’expression de ces opinions au moment où ils exercent leurs fonctions.» «Il est clair, menace-t-il, que les fausses affirmations concernant la Banque Congolaise dans un document d’une haute importance politique, (…), seront de nature à constituer une infraction de droit commun, à savoir l’infraction d’imputations dommageables ou diffamation.»

Question : Un banquier congolais établi à l’étranger oserait-il envoyer une correspondance aussi insolente aux officiels du pays d’accueil ?

Emmaxon

Aux termes d’une lettre d’engagement, datée 07 avril 2008, signée par le ministre du Budget d’alors Adolphe Muzito et son collègue en charge des Finances, Athanase Matenda Kyelu, la société Emmaxon détient sur la MIBA une créance de 14.000.000 USD. Etrangement, une lettre d’ouverture de crédit en faveur de Emmaxon d’un import de… 25.000.000 USD est signée par les deux ministres en date du 24 décembre 2008. La Banque Centrale du Congo, elle, a émis un billet à ordre de 25.000.000 USD. Aucun détail n’est fourni sur la nature des biens ou services fournis à la Minière de Bakwanga par Emmaxon.

Dans son édition datée 29 octobre 2003, le prestigieux journal londonien «Financial Time» était le premier organe de presse à faire état de la conclusion d’un «contrat controversé», «négocié secrètement» et signé le 13 avril 2003 entre le gouvernement congolais et Emmaxon, «une compagnie de droit canadien associée à Dan Gertler et Chaim Leibowitz». Tous les deux y sont présentés comme des négociants israéliens en diamant. Aux termes de cette convention, Emmaxon a reçu le droit d’exporter 88 % de la production de la MIBA pour une période de quatre ans. En contrepartie, elle devait consentir à la MIBA des prêts d’un montant de 15 millions USD.

A l’époque, Eugène Diomi Ndongala, alors ministre des Mines, avait critiqué le caractère «léonin» de ce contrat.

  

  

 Celui-ci sera résilié en avril 2008. D’où la naissance de cette créance de 14 millions USD.

 

 Quid du billet à ordre de 25.000.000 USD émis par la BCC en faveur de Emmancher?

Il faut dire que Dan Gertler passe pour un proche de Joseph Kabila. Sous le titre «Un diamantaire dans le pétrole», la newsletter «African Energy Intelligence», rapportait, dans son édition française, datée 19 mars 2007, que Joseph Kabila a signé, en date du 12 mars, l’ordonnance nº08/022 «qui valide le premier permis accordé dans la zone dite du couloir maritime, qui couvre l’offshore profond». Le bénéficiaire de ce permis d’exploitation est inconnu dans les milieux pétroliers. Il s’agit de la société Nessergy Ltd, dont le siège se trouverait à Londres. Lors du Conseil des ministres présidé, le vendredi 17 août 2007, par le Premier ministre Antoine Gizenga, le gouvernement avait, en effet, approuvé un «contrat de partage de production», signé en date du 7 octobre 2006 entre la RD Congo d’une part et l’«Association» dénommée «Nessergy Ltd-Cohydro» de l’autre. Qui se cache derrière Nessergy Ltd, la réponse n’a pas tardé : Dan Gertler.

En séjour à Mbuji Mayi, en juin dernier, le Premier ministre Adolphe Muzito avait annoncé que l’Etat allait injecter un montant de 20 millions USD afin de relancer les activités de la MIBA. Depuis cinq mois, le personnel de cette société parastatale attend désespérément l’arrivée de ce pactole pour reprendre le chemin du travail et retrouver un brin de respectabilité. En attendant, le président administrateur-délégué de la MIBA, Christine Tusse, se contente d’exhorter les travailleurs «à rester patients».

Interrogé par radio Okapi, Christine Tusse a rappelé un montant de 11 millions USD que la Rawbank avait prêté à la MIBA. Selon elle, cette dette a été entièrement apurée par l’Etat congolais. Elle a évoqué également les 14 millions dus à Emmaxon. Ceci explique-t-il cela ?
D’autres cas de mauvaise gestion sont légion.

Ordonnateur des dépenses publiques

Le gouverneur de la BCC, Jean-Claude Masangu, a été auditionné par la commission Economie et Finances de l’Assemblée nationale au sujet de la vente de plusieurs biens immobiliers appartenant à l’Institut d’émission. Masangu a reconnu avoir vendu un patrimoine immobilier de la Banque. Selon lui, le produit de vente de ces biens «a été placé dans une banque suisse, la BRI, où ce montant est rémunéré au taux d’intérêt de 1%.» Pourquoi cet argent n’a-t-il pas été logé dans une banque locale ?

Par contrat de bail signé le 10 septembre 2004, entre le ministre de l’Urbanisme et Habitat d’alors, John Tibasima Ateenyi, et Madame Marie-Josée Kapinga Mbuyi, ce ministère avait pris en location une maison sise 945, Boulevard du 30 juin, dans la commune de la Gombe. Loyer mensuel : 35.000 USD alors que le loyer d’une maison de même standing ne dépasse guère 3.000 USD. Il reste qu’un montant de 4.351.000 USD a été ainsi facturé au Trésor public. La chaîne de dépense n’a pas été observée. Cette créance a été néanmoins endossée par le ministre des Finances Athanase Matenda Kyelu et l’ancien vice-ministre du Budget Célestin Mbuyu Kabango, qui n’est autre que l’actuel ministre de l’Intérieur.

Au mois de mai dernier, Joseph Kabila avait, à la surprise générale, arraché au Premier ministre Adolphe Muzito le pouvoir d’ordonnancer les dépenses publiques. Il justifiait cet ukase inconstitutionnel «par le souci majeur d’endiguer à très court terme, les dérapages substantiels et répétés des finances publiques et de la monnaie nationale». Le «raïs» s’arrogeait par la même occasion le pouvoir de dresser les plans mensuels de trésorerie. Les finances publiques se portent-elles mieux ? La santé du Franc congolais constitue le véritable thermomètre pour donner la réponse à cette question. Les voyageurs en provenance de Kinshasa en ce mois de novembre finissant assurent que le dollar américain est échangé contre 990 FC. Le même billet vert était échangé contre 1,32 FC en 1998.

«Tolérance zéro»

Lors de la présentation du projet de budget de l’Etat, exercice 2010, le samedi 10 octobre, des députés de l’opposition avait exigé que l’Assemblée nationale commence par examiner la manière dont les dépenses publiques ont été exécutées dans le cadre du Budget 2009. Au grand dam du président de l’Assemblée nationale, le PPRD Evariste Boshab. Celui-ci redoutait sans doute que certains députés zélés dénichent des «cadavres» dans les placards. L’homme n’avait pas tort. Signalons que le ministre des Infrastructures, Pierre Lumbi Okongo, a, purement et simplement, refusé de répondre à l’invitation des membres de la Commission ECO FIN afin de fournir des explications sur les contrats chinois.

Dans son intervention devant l’Assemblée nationale, le «Premier» Muzito présentait les prévisions budgétaires pour 2010, arrêtées en recettes et en dépenses à plus de 4 mille milliards de FC soit 5 milliards USD et des poussières.
Il soulignait qu’en ce qui concerne le secteur de la justice, «le gouvernement a commencé à appliquer le mot d’ordre du chef de l’Etat «Tolérance Zéro». Selon lui, trois objectifs ont été assignés, dans ce cadre, au ministère de la Justice: « La lutte contre la corruption, la concussion et le détournement des deniers publics.» Au cours de la réunion du Conseil de ministres du vendredi 20 novembre dernier, présidée par Adolphe Muzito, le ministre de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement, a annoncé l’organisation prochaine d’un «forum national sur la corruption».

Selon ce ministre, l’objectif est «d’identifier les grandes lignes de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et de fixer un cadre légal et institutionnel de lutte contre ce fléau», en vue de «moraliser la gestion publique» en RD du Congo. Le ministre congolais du Plan a, de son côté, élaboré un «Projet de feuille de route des mesures d’amélioration du climat des affaires » en RD Congo. Ces mesures «sont également destinées à institutionnaliser les mécanismes de lutte contre la corruption qui gangrène le pays…».

Qui a dit que les gouvernants congolais n’avaient pas le sens de l’humour ?

B.A.W
© Congoindépendant 2003-2009

 

TIRES DE NOS ARCHIVES/

 

Le Potentiel va plus loin avec Eugène Diomi Ndongala Nzomambu

Extr.  Document d’ARCHIVE – 28/02/2005
Connu pour être franc et direct, Eugène Diomi Ndongala Nzomambu, il y a peu ministre des Mines dans le gouvernement de transition, n’a pas dérogé à sa nature de tous les jours. Aussi n’a-t-il pas mis la langue dans la poche lorsqu’il a répondu aux questions du Potentiel portant essentiellement sur son passage à la tête du ministère des Mines, sur l’état du secteur minier, sur la fraude et les réseaux maffieux qui y opèrent, sur le travail qu’il a abattu durant son mandat et sur les obstacles à surmonter pour bien gérer les ressources minières du Congo… C’est en fait un coin du voile que M. Eugène Diomi Ndongala a levé sur la mafia qui a pris en otage le secteur minier congolais, en attendant d’en faire des révélations accablantes dans un livre qu’il est en train de préparer à cet effet. Entrevue avec Eugène Diomi Ndongala Nzomambu, ancien ministre des Mines et

POTENTIEL:Pendant seize mois vous avez été ministre des Mines dans le gouvernement de transition. Avez-vous la conviction d’avoir bien fait votre travail ?
Mon travail au sein du ministère des Mines s’est basé sur la volonté d’affirmer « la force de la loi » sur la « loi de la force ».

Concrètement, il fallait passer de la logique dominante du régime précédent, synthétisée magistralement par l’art.2 de l’Accord de Lemera, selon laquelle « le sol et le sous-sol appartenaient à l’Afdl », à une logique managériale, basée sur le respect des règles de droit de l’ordonnancement juridique minier congolais.

En d’autres termes, permettre la réappropriation de la part de l’Etat congolais de ses ressources naturelles, jusqu’à ce moment « privatisées », tant à l’est qu’à l’ouest de la Rdc, au bénéfice de clans et groupes d’intérêts et de leurs alliés militaires.Le défi était énorme, les obstacles érigés contre cette démarche nombreux, les connexions maffieuses très puissantes.Et si l’on considère que les 72% des exportations de la Rdc sont représentés par les produits miniers, il est évident que le premier objectif à atteindre ait été celui d’accroître les recettes générées par le secteur minier et celui de l’exportation légale des diamants plus particulièrement, afin de soutenir notre économie et singulièrement notre balance de paiement avec des effets directs sur notre monnaie nationale.A ce sujet, les résultats économiques que nous avons atteints ont été remarquables, car nous avons plus que doublé l’exportation certifiée de matières précieuses fin 2003 avec environ 680 millions de dollars de diamants exportés en 2003 alors que, à mon entrée aux Mines, la moyenne annuelle ne dépassait pas les 260 millions de dollars.Nous avons poursuivi sur la même tendance, surtout avec la neutralisation de la fraude qui passait par le Congo Brazzaville, en juillet 2004, pour terminer avec une valeur d’exportation annuelle moyenne de plus de 800 millions de dollars.

POTENTIEL / Y a-t-il eu d’autres dividendes pour le pays ?

Comme reconnu par de multiples notes mensuelles de conjoncture de la Banque centrale du Congo qui a souvent salué explicitement les performances du ‘secteur minier, cela a permis au franc congolais de l’époque de rester stable, grâce au matelas de devises produites par ce secteur.Le prix du cobalt, dont la Rdc est un de principaux producteurs mondiaux, avait rejoint des niveaux exceptionnels pendant que je dirigeais ce ministère.Et ce, grâce à la réduction des sorties en fraude et, par conséquent, à la maîtrise, de la part de la Rdc, du prix du marché international à travers le contrôle des flux d’exportation par un nouveau système de vérification et certification à l’exportation, très combattu, d’ailleurs, par les fraudeurs au Katanga, habitués à exporter sans qu’on ne sache la teneur de leurs exportations.Tout cela a permis une augmentation totale des recettes du secteur minier, relatives aux seuls diamants et cobalt, de 300 millions de dollars avant mon entrée audit ministère, à 1 milliard et 200 millions de dollars au moment où nous l’avons quitté.Vous savez qu’en matière économique, ce sont les chiffres qui comptent et les chiffres témoignent que nous avons fait du bon boulot aux mines.

POTENTIEL / Quels ont été alors les axes fondamentaux du travail que vous avez abattu ?

Comme axes fondamentaux de mon travail, il y avait notamment : 1. l’accroissement des recettes minières qui ont renfloué directement les caisses de la Bcc, car tous les payements étaient effectués directement au Trésor public; 2. l’utilisation de techniques de gestion de type managérial ; 3. Une lutte acharnée contre la fraude et les réseaux maffieux qui constituaient les fondations de la privatisation de l’exploitation des ressources minières de la Rdc selon la logique d’héritage afdelien ; 4. L’attraction des investisseurs étrangers, afin de permettre l’éclosion d’une industrie minière qui doit prendre la place de l’exploitation artisanale.Dommage que ces performances semblent appartenir déjà au passé, car on a assisté, depuis quelques mois, à une baisse importante dans le secteur minier.Et cela a des effets négatifs immédiats sur notre économie, particulièrement sur la tenue de notre monnaie nationale qui, par conséquent, dégringole.Sur le front des investissements, les investisseurs, qui se sentaient en confiance il y a seulement quelques mois, se font rares aujourd’hui.Cela est fort dommage pour notre pays et dangereux pour le maintien des objectifs de croissance de notre économie
POTENTIEL / Comment avez-vous trouvé le secteur minier à votre arrivée à la tête de ce ministère ?

D’abord, j’avais été désigné dans le cadre du Dialogue intercongolais au « ministère des Mines et Hydrocarbures ».Mais curieusement, dès mon arrivée, le ministère a été anarchiquement amputé de sa partie « Hydrocarbures ».Ce qui provoqua la signature sous réserve de ma part, du procès-verbal de remise et reprise.D’autant plus que l’art. 3, alinéa 2, de la Constitution de la transition, s’oppose expressément au détournement des attributs de la puissance publique à des fins personnelles pour la réalisation d’intérêts partisans ou pour faciliter l’ingérence d’une institution ou d’un service public dans le fonctionnement d’une autre institution ou d’un autre service.C’est seulement a posteriori, par un arrangement dans l’espace présidentiel, que cette anomalie a été juridiquement couverte. Mais cet épisode était plus que symbolique des obstacles à surmonter pour bien gérer les ressources minières du Congo.

C’est vous dire qu’avant même mon entrée au gouvernement, le complot pour contrecarrer mon action était déjà en marche.

En ce qui concerne l’état général du secteur, il faut avouer qu’ il était peu encourageant : entre 1937 et 1966, la Rdc comptait 48 entreprises minières contre 38 entre 1967 et 1997.Il en restait seulement 8 depuis 1997.Cette situation de désinvestissement inquiétait quand on sait que les pays limitrophes comme la République du Congo, le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et la République Centrafricaine avaient réalisé ces dernières années des recettes minières étonnantes sans disposer des gisements miniers pouvant les justifier.Avant juin 2003, les exportations en valeur du secteur du diamant ne dépassaient pas les 250 millions de dollars, à cause de la fraude massive. Cette situation désolante était le résultat autant des exportations frauduleuses que de la guerre d’agression qu’avait connue la Rdc.A mon entrée au ministère des mines, plusieurs études concordantes dégageaient un manque à gagner pour l’Etat congolais de l’ordre de 450.000.000 $ US avec une avancée inquiétante du secteur artisanal au détriment de celui industriel en ce qui concerne les minerais tels que le diamant, le coltan, la cassitérite, le malachite et surtout l’hétérogenite.

POTENTIEL / Y a-t-il eu de problèmes sur le plan administratif ?

Sur le plan administratif, le ministère des mines dont j’ai hérité n’était plus celui de mon prédécesseur d’avant la formation du gouvernement de transition.En effet, au-delà de l’amputation du portefeuille des hydrocarbures, ce ministère avait été vidé de toute une série de prérogatives à la veille de la mise en place du gouvernement de transition.Le Ceec, Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses congolaises, par exemple, qui auparavant était un service du ministère sous la dénomination de Cne, avait été transformé en entreprise publique – alors qu’il ne produit pas de service mais il demeure « un service » du ministère par rapport au Code minier et aux activités qu’il exerce.Le Cadastre minier avait été également doté d’une autonomie de fonctionnement qui réduisait l’action du ministre à la simple signature finale dans l’octroi des titres miniers et enfin, un personnel démotivé, privé de moyens de fonctionnement d’une administration stratégique pour notre économie.Même les fonds qui, précédemment, étaient consacrés à la lutte contre la fraude, avaient été retirés de la compétence du ministère, toujours à la veille de mon installation, pour être dévolus au Ceec, qui n’a pourtant pas les instruments techniques, juridiques et humains pour lutter contre la fraude minière !J’ai pu obtenir par le Conseil des ministres l’octroi d’une partie de fonds pour lutter contre la fraude, fonds qui avaient été cédés au Ceec, mais le décret présidentiel qui devait sanctionner cette décision souveraine du Conseil des ministres n’a jamais été promulgué, jusqu’aujourd’hui.

POTENTIEL / Dans quel état avez-vous laissé le secteur minier au moment où vous quittiez le ministère ?

Quand j’ai quitté le ministère des Mines, le Ceec aurait dû déjà redevenir un service de l’administration des mines sur la base de la nouvelle stratégie décidée en matière de gestion du portefeuille de l’état.Mais cette décision programmatique n’a pas été concrétisée.En d’autres termes, toute une série de décisions stratégiques adoptées à mon initiative par le Conseil des ministres, sont restées lettre morte par faute de promulgation du décret de la part du chef de l’Etat ou bien à cause de freins exercés dans l’espace présidentiel pour bloquer cette démarche qui n’était plus la mienne mais celle du Conseil des ministres dans son ensemble.Le cadastre minier, sous mon mandat, a été entièrement informatisé ; des nouvelles entreprises du secteur minier ont vu le jour et les recettes mensuelles du secteur des diamants ont augmenté d’environ 200%.La fraude minière, qui était évaluée à 450 millions de dollars de pertes par an, a été réduite de moitié et aurait pu être complètement maîtrisée avec l’accroissement des ressources attribuées au ministère des mines, comme je l’ai déjà souligné.En quelque sorte, la lutte contre la fraude a été politiquement freinée, à cause de la non application des décisions adoptées en conseil des ministres faute de promulgation des décrets y afférents ou d’application des décisions programmatiques.Cependant, les résultats concrets obtenus prouvent qu’on peut faire beaucoup dans le secteur minier si l’on a les moyens et la volonté politique exprimée par une vision politique générale cohérente et vouée à la sauvegarde des intérêts nationaux.Malgré les entraves érigées pour bloquer mon travail, les résultats sont documentés et probants.Les chiffres que je viens de donner, vérifiables dans les notes de conjointure mensuelles de la Banque centrale du Congo, parlent d’eux- mêmes.

POTENTIEL / Peut-on conclure que les réseaux maffieux ont été plus forts que vous au point d’avoir obtenu votre départ du gouvernement ?

Chaque fois que Diomi Ndongala bloquait une opération minière qu’il estimait non conforme aux textes régissant le secteur ou prenait une mesure disciplinaire contre un haut fonctionnaire de son ministère coupable d’un acte délictueux lié à un dossier minier ou administratif, des prophètes de malheurs me donnaient automatiquement partant de l’équipe gouvernementale.C’était le cas lors du colis vendu pour le compte de la Miba en août 2003 sur base d’un certificat de Kimberley signé par le vice-ministre des Mines (Pprd) alors qu’il n’avait pas qualité conformément à la loi.On avait assisté à une levée des boucliers contre le patron du ministère des Mines alors que ce dernier tenait à la juste révision de certaines clauses, manifestement inacceptables, du contrat liant la Miba à la société Emaxon.Chose que, d’ailleurs, j’ai bel et bien obtenue de la part du Conseil d’administration de la Miba.La dénonciation que j’ai faite auprès de la justice congolaise des détournements des wagons de cuivre de la Gecamines, de la sortie en fraude d’un diamant d’une valeur de 17 millions de dollars dont s’occupe encore aujourd’hui l’Interpol, le verouillement du système de certification qui empêchait l’émission de certificats parallèles,

 ont fait en sorte que les héritiers de l’Afdl se soient sentis dépouillés du « sol et du sous sol congolais » dont – en privé – ils continuaient à revendiquer l’héritage….

Etant un ministre issu de l’opposition politique, une composante faiblement représentée dans l’espace présidentiel, où l’opposition non armée est réduite à mener une dégradante « politique de service », il a été relativement facile de conjuguer les efforts pour permettre que le Congo revienne, malheureusement, à la logique de l’accord de Lemera en ce qui concerne les ressources minières.Le combat, comme j’ai déjà souligné, a été celui de la confrontation entre la « force de la loi » et « la loi de la force ».Si le complot a réussi, cela veut dire que malheureusement au Congo d’aujourd’hui, la force de la loi ne l’emporte pas sur la loi de la force.

POTENTIEL / La mise en place du processus de Kimberley est-elle une opération salutaire pour notre pays ?

Comment appréciez-vous l’expulsion du Congo-Brazza de ce processus ?

Le processus de Kimberley est extrêmement salutaire pour la Rdc. Nous avons, à ce propos, innové au point de lancer un site Internet où tous les certificats de Kimberley émis chaque jour par le ministère étaient régulièrement affichés.Malheureusement, cette initiative de transparence a été déjà abandonnée.Et pourtant, elle avait permis à beaucoup de responsables de pays acheteurs de vérifier en temps réel la légalité des diamants en provenance de la Rdc et de nous informer à propos de sorties en fraude non inventoriées sur nos listes publiées sur le net.Nous étions le seul pays du processus à être à l’avant-garde dans la transparence et d’ailleurs, la dernière mission du Kimberley process en Rdc en octobre 2004, avait salué le « professionnalisme de l’administration minière de la Rdc dans l’application stricte des règles du processus », exprimant son plein « satisfecit ».Le système de certification nous aide à combattre la fraude et à empêcher l’utilisation de cet argent pour l’alimentation des circuits clandestins d’achats d’armes et de blanchiment des capitaux.Et il ne faut pas oublier que par ces mêmes armes on tue des congolais.En ce qui concerne l’expulsion du Congo Brazza du Kimberley Process, cela a été une décision souveraine des pays membres du processus, qui ont estimé que ce pays ne respectait pas les règles établies pour continuer à en être membre.Il faut aussi avouer que, au lendemain de l’expulsion du Congo Brazza du Kimberley Process, nous avons enregistré à Kinshasa un record d’exportations de diamants, avec plus de 80 millions de dollars d’exportations certifiées – à part la production Miba – dans le seul mois de juillet 2004.Cela prouve bien quelque chose.Mon objectif était, aussi, de démontrer que d’autres pays auraient du être sanctionnés par le processus de Kimberley et notre saisie du processus à ce sujet était déjà sur la bonne voie, avec l’instruction en acte du dossier.J’espère que la démarche sera poursuivie même s’il faut une application exemplaire des règles de la part de l’administration minière de la Rdc pour que nos revendications soient prises en compte, comme ce fut le cas pour le dossier du Congo Brazza.

POTENTIEL / Etes-vous parti avec de bonnes impressions sur la manière dont le Ceec et le Cadastre minier fonctionnent par rapport à leur mission ?

Selon les dispositions prévues par l’Accord global et inclusif en matière de répartition des postes de responsabilités ministérielles aux différentes composantes concernées par la formule 1+4, il était établi que le ministère des Mines relevait du champ de gestion de l’opposition politique non armée.Mais pour éviter que le Ceec ne fonctionne sous tutelle du ministère des mines, le précédent gouvernement avait pris les devants et avait émis le décret n° 036/2003 portant création et statut d’une entreprise publique dénommée « Ceec » tout en le rendant public avec beaucoup de retard par rapport à son adoption, le 24 mars 2003.J’ai plusieurs fois demandé la suspension de l’Adg du Ceec pour des faits très graves, comme par exemple la modification unilatérale – à des fins inavouées – du document de certifications des diamants, et cela à l’insu du ministre des mines qui est le seul signataire reconnu des certificats de Kimberley, mais les hautes protections ont couvert l’Adg au point que, pour le sauver à tout prix, on a préféré immoler un ministre des mines trop gênant sur l’autel d’une campagne médiatique qui a érigé un écran de fumée sur les véritables responsables de la corruption en Rdc.En ce qui concerne le Cadastre minier, après la suspension de son directeur, sur demande pressante, entre autres, de la Banque mondiale scandalisée par les agissements légers de l’ancien vice-ministre des Mines de Laurent Désiré Kabila nommé au Cadastre minier par l’actuel chef de l’Etat, le général-major Joseph Kabila, je n’ai pas eu de problèmes majeurs, même si le pire avait été déjà fait avant mon entrée en fonction, comme l’attribution d’importants gisements déjà répertoriés sans appel d’offres – en violation de la loi minière – en faveur de certains dignitaires du régime afdelien.
POTENTIEL / La question de la tutelle du ministère des Mines sur des entreprises comme la Miba a soulevé beaucoup de vagues. Quelles leçons en avez-vous tirées ?

La direction de la Miba n’a jamais voulu travailler en bonne intelligence avec le ministère de tutelle : l’Adg le la Miba, en effet, répondait essentiellement au cabinet du Président de la République.A mon entrée en fonction, un contrat léonin qui hypothéquait pendant plusieurs années 88% de la production entière de la Miba m’a été tout simplement « caché ».Ce contrat, en effet, a été signé secrètement à la veille de l’entrée en fonctions du gouvernement de transition et il fait partie de la série noire de contrats et actes qui, à la veille de mon entrée en fonctions, devaient être exclus de mon contrôle et de ma compétence des domaines fondamentaux du secteur minier.Le contrat Emaxon avait essentiellement cette fonction et il fait partie des contrats qui font l’objet d’investigation de la part de la commission parlementaire de contrôle sur les contrats signés en période de guerre.Actuellement, la Miba et sa production échappent complètement au contrôle de l’exécutif de transition.En attendant la décision de la commission parlementaire qui évalue les contrats signés pendant la guerre, j’ai quand même obtenu la révision de certaines clauses, ouvertement et scandaleusement défavorables à l’Etat congolais.Ma marge de manœuvre sur ce contrat qui continue à gérer la presque-totalité de la production de la Miba et qui m’a été caché à mon entrée en fonctions par l’Adg de la Miba, ne pouvait pas aller juridiquement au-delà.A la Miba on a même essayé et on essaye encore d’hypothéquer de la même façon le 12 % de production qui reste en dehors du contrat Emaxon.Personnellement, je me suis toujours opposé à cela mais il faut que les congolais restent vigilants et empêchent cette tentative de privatisation totale et « sui generis » du fleuron de l’industrie congolaise du diamant.

 

 

 

…..

 POTENTIEL / Quelle est l’essence du discours que vous avez tenu le 4 janvier au stade des Martyrs ?

Au-delà des cabales et des complots menés contre nous, justement à cause de notre popularité qui inquiète certains adversaires politiques, nos compatriotes ne cessent d’adhérer à notre parti qui s’adresse à tous les congolais, à leur système de valeurs pour offrir un programme politique qui fait renaître l’espoir de notre population dans le Congo, dans ses ressources humaines et dans la capacité de notre peuple d’assumer son rôle d’acteur de son émancipation.Nous avons confiance dans les capacités des congolais et les congolais nous font confiance.« Le Congo aux Congolais », qui est tout un programme, tout un leitmotiv pour un peuple qui doit prendre en main ses destinées pour un Congo prospère, fort et démocratique, est désormais sur les lèvres de tous les kinois depuis le 4 janvier 2005.

POTENTIEL / Croyez-vous en la tenue des élections dans le délai constitutionnel ?Personnellement, je n’aime pas du tout l’hypocrisie cachée derrière cette expression de « délai constitutionnel ».Soyons clairs et précis : la Constitution de la Transition prévoit la fin de la transition politique le 30 juin 2005.Pour des raisons « exclusivement » de caractère technique et pas « politique », il est prévu la possibilité d’une prolongation de 6 mois renouvelables 1 fois.Or, cela signifie que tout doit être prêt pour la tenue des élections avant le 30 juin.En particulier, que tout l’appareil législatif nécessaire à la tenue des élections doit être déjà adopté ainsi que la Constitution post-élections qui doit être adoptée, entre autres, par référendum.Si à l’échéance du 30 Juin, nous allons nous retrouver dans la situation de morosité qui règne déjà au sein des actuelles institutions, où le gouvernement ne se réunit que rarement et le parlement vient à peine de sortir de sa vacance, alors que tout un arsenal juridique doit encore être adopté, sans considérer que le budget 2005 lui-même n’a pas encore été voté ….Si l’on arrive dans ce climat de morosité au 30 Juin, est-ce qu’il faudra évoquer la prolongation de la transition pour des raisons « techniques » ou plutôt « politiques » ?Et s’il s’agira de prolongation « politique », j’estime que la majorité de notre peuple n’est pas prête à cautionner cela.Comment omprendre qu’à quelques mois de l’échéance du 30 Juin, un climat de répression et intimidation s’impose sur la scène politique congolaise ?Les résultats positifs en matière économique qui avaient été obtenus ont été érodés alors que rien n’est fait sur le plan social.Au contraire, l’inflation est devenue subitement galopante, et sur le plan de la concrétisation des objectifs de la transition, le gouvernement n’arrive pas à faire aboutir ses programmes.Et dans ce cadre de dysfonctionnement des institutions de la transition, on assiste à la manifestation d’un réflexe répressif, particulièrement inquiétant en cette période pre-eléctorale.Cela n’est certainement pas un indice de la volonté politique de faire aboutir le processus électoral en Rdc. D’autant plus qu’à travers une manœuvre opaque, on a touché maladroitement aux équilibres fondamentaux de l’exécutif de transition : nous avons un gouvernement objectivement déséquilibré, dominé désormais totalement par les composantes belligérantes, qui ne manifestent aucun empressement d’aller aux élections.

POTENTIEL / Pareil tableau ne donne-t-il pas lieu à une appréciation politique de votre part?

Ce tableau implique aussi un jugement politique : dans quel cadre politique sommes-nous à présent ? A mon avis, le cadre actuel n’est plus exactement celui de l’Accord politique global signé à Pretoria.Ce pouvoir est-il vraiment celui consensuel, positif, pragmatique prévu par le Dialogue intercongolais pour amener le Congo aux élections et régi souverainement par la Constitution de la Transition, qui protège les droits fondamentaux des congolais, ou bien ce pouvoir a manifesté d’autres objectifs incompatibles avec ceux décidés par les congolais réunis en Dialogue intercongolais ?Allons-nous accepter de prolonger, après le 30 Juin, le « régime issu du Dialogue Intercongolais » ou bien « le régime qui a pris subrepticement sa place » ?C’est cela l’enjeu du report de la fin de la transition après le 30 juin 2005.Et la majorité des congolais apprécie dans toute son importance la signification de cet enjeu.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005 28/02/2005
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INCROYABLE
BAISSE VERTIGINEUSE DANS LE SECTEUR MINIER CONGOLAIS DEPUIS DEUX MOIS : LA MAFFIA REVIENT MASSIVE
AU SORTIR DE SON AUDIENCE AUPRES DE L’ACTUEL MINISTRE DES MINES INGELE IFOTO, AREND KOUWENAAR, REPRESENTANT – RESIDANT DU FMI EN RDC A REGRETTE LE DEPART DE M. EUGENE DIOMI NDONGALA DE LA TETE DE CE SECTEUR STRATEGIQUE DE L’ECONOMIE CONGOLAISE ET DEPLORE L’ACTUELLE DEGRINGOLADE DRAMATIQUE ET SANS PRECEDENTS DES RECETTES FINANCIERES RESULTANTS DES ACTIVITES MINIERES NATIONALES. DE 100 MILLIONS DE DOLLARS POUR LE SEUL SECTEUR DES DIAMANTS CONGOLAIS, A L’EPOQUE DE DIOMI NDONGALA, A SEULEMENT 10 MILLIONS DE DOLLARS ACTUELLEMENT !!!
Le représentant résident du FMI en RDC, Arend Kouwenaar a rendu visite, le 25 janvier 2005, au ministre des mines Ingele Ifoto pour lui faire remarquer la baisse dramatique à laquelle sont plongées aujourd’hui les recettes financières résultant de l’exploitation des minerais du pays.

 

 

Faisant une déclaration télévisée au sortir de son audience auprès du précité, Arend Kouwenaar a laissé entendre que l’objet de sa visite auprès de l’actuel ministre des mines a consisté à faire un tour d’horizon avec ce dernier les activités minières congolaises, suivi de l’exploration des graves carences surgies dernièrement dans leur fonctionnement depuis le départ de M. Eugène Diomi Ndongala, précédent Ministre des Mines, et pour encourager le présent occupant de ce poste à faire le nécessaire pour sortir ce secteur du laisser-faire dans lequel il vient d’être enfermé.

Eugène Diomi Ndongala s’était énergiquement employé à lutter contre la maffia installé dans le secteur minier national par certains acteurs de l’espace présidentiel congolais tandis que l’actuel ministre des mines Ingele Ifoto, faute de carrure voulue, n’arrive pas à s’ assumer efficacement dans le même sentier.
Arend Kouwenaar a regretté que les recettes minières congolaises, qui étaient auparavant de 100 millions de dollars par mois en moyenne dans le secteur du diamant congolais à l’époque du ministre Eugène Diomi Ndongala, soit 1.2 milliards de dollars US réalisés en juillet 2004, soient tombées aujourd’hui à 10 millions de dollars en moyenne par mois, avec risque de ne réaliser qu 100 millions de dollars US au cours du 2005. Avec les conséquences néfastes pour l’économie congolaise et surtout la monnaie nationale qui a déjà commencé a dégringoler dangereusement depuis justement deux mois.

Il convient de rappeler ici que la Banque Mondiale et le FMI, après avoir déboursé une importante somme d’argent pour le financement de la reconstruction des infrastructures de développement en RDC, avaient beaucoup compté sur la rentabilisation du secteur minier congolais pour le remboursement de leurs créances. Or, il s’avère que le précédent ministre des mines, Eugène Diomi Ndongala, avaient suscité beaucoup d’espoir chez les acteurs de la Banque mondiale en cette matière.
Mais malheureusement Joseph Kabila et JP Bemba, qui n’ont jamais voulu voir l’état congolais recouvrer ses possibilités matérielles antérieures pour continuer à profiter de la maffia, n’avaient pas tenu à laisser M. Eugène Diomi Ndongala continuer d’arranger les choses là où elles ne marchaient pas parce que ce dernier s’était mis à lutter contre leurs intérêts maffieux fonctionnant dans le secteur. Maintenant, tous les congolais payent la facture du retour massif de la fraude dans le secteur minier congolais.
L’INTERPRETE du 04/02/2005 N° 539

Triste pour le Congo !!

2 Responses to 'CES PREDATEURS QUI NOUS GOUVERNENT'

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  1. on December 28th, 2009 at 2:13 am

    ダイエット成功の秘訣とは…

    ダイエット成功の秘訣は、何よりも身体を動かすことに尽きると思いる。確かに食事の量を減らしたりすれば、それなりに体重は減るとは思いるが、食事をきちんと摂れないのは楽しくありませんよね。…


  2. on February 16th, 2010 at 10:55 pm

    [...] CES PREDATEURS QUI NOUS GOUVERNENT [...]

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